Aspects légaux

Vous devez mettre en conformité votre système comptable avec les règles fiscales

L’instruction 13 L-1-06 du 24 janvier 2006 de la DGI publiée au Bulletin Officiel des Impôts consacrée au contrôle des comptabilités informatisées a pour objectif de renforcer les moyens de vérification de l’administration en cas de contrôle fiscal. Le non respect de ces dispositions peut conduire à un rejet de la comptabilité.

Peuvent entraîner l’évaluation d’office des bases d’imposition prévues à l’article L.74 du livre des procédures fiscales, les actions suivantes :

  • les manquements aux obligations de conservation et de présentation.
  • l’opposition au contrôle informatisé.

Les obligations fiscales de conservation et de présentation

L'article L. 102 B du livre des procédures fiscales définit les obligations de conservation des documents sur lesquels l'administration peut exercer son contrôle :

« Les livres, registres, documents ou pièces sur lesquels peuvent s'exercer les droits de communication, d'enquête et de contrôle de l'administration doivent être conservés pendant un délai de six ans à compter de la date de la dernière opération mentionnée sur les livres ou registres ou de la date à laquelle les documents ou pièces ont été établis. »

L'article 54 du code général des impôts, pose comme principe que les contribuables « sont tenus de représenter à toute réquisition de l'administration tous documents comptables, inventaires, copies de lettres, pièces de recettes et de dépenses de nature à justifier l'exactitude des résultats indiqués dans leur déclaration. »

Ainsi, l'administration peut demander indistinctement, mais non limitativement, l'ensemble des éléments gérés par les systèmes informatisés de :

  • comptabilité générale (livre-journal, balance, livre d'inventaire, etc.) ;
  • comptabilité analytique ou budgétaire quand elle existe […],
  • registres, documents, pièces et déclarations contrôlés par l'administration ( calcul des provisions, détermination de coûts de production, d'achat, de revient ou de transfert, des marges, etc.) ;
  • gestion commerciale (articles, tarifs, factures, remises, clients, fournisseurs, etc.) ;
  • système de caisses et de recettes ;
  • gestion des stocks (quantités, valorisation, destructions, pertes, etc.) ;
  • gestion de production (détermination des prix de revient industriels, etc.) ;
  • gestion des immobilisations (validation des montants de dotations aux amortissements, etc.) ;
  • gestion du personnel (temps de présence, rémunération, etc.) ;
  • documentation des logiciels comptables utilisés.

Des enjeux juridiques

Selon l’article 34 de la loi du 6 janvier 1978 du code pénal, le chef d’entreprise est tenu de garantir la confidentialité, l’intégrité et la pérennité des données.

« Le responsable du traitement est tenu de prendre toutes précautions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu'elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès. »